“One year of love” for my blog part 2

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Click on the link to read the full English text. The central part in Italic is the one that was originally in French

 

 

Un homme qui parle trois langues est trilingue. Un homme qui parle deux langues est bilingue. Un homme qui ne parle qu’une langue est anglais (C. Gagnière)

As promised, here you have the second installment of the anniversary post. My special guest, Alec, has shaken the foundations of my ideas about bilingualism. If I still feel as mine Helen Campbell’s quote “bilingual, whatever that means,” now I can also definitely say “bilingual, I know who that is.” In a very friendly way, and sipping a delicious French rosé, Alec shares with us his experience as a bilingual person native of English and French: how he was raised, how he interacts with his family, what happens in his head when he speaks one of the two languages, and what happens when he approaches a new one. Finally, he shares his personal view of French and British schools. You cannot see my face, but I can promise that I didn’t frown my lips even once when we said the word bilingual. After knowing him since a almost a year, I can tell that, if someone can use that word to describe himself, that’s definitely Alec.

I would like to thank him once again for participating in this project. After two years on radio, some years ago now, I still cannot hide my stage fright at the beginning of a recording, but we both get immediately comfortable and forget that we are even going on tape. To conclude, I think fair to also thank Alec’s flatmate and his dishes who play a cameo, as you can hear. As always, this is an open space so, please, don’t be shy and send your comments.

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L’audiodescription.

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un courriel (j’aime bien utiliser ce mot, c’est comme un hommage que je rends à qui m’a beaucoup appris pendant mes études). Donc, ce courriel est le bulletin d’information de l’USAL, et il inclus plein de liens aux livres électroniques dédiés à la traduction. Dans ce cas en particulier, ils parlaient d’audiodescription, et je me suis souvenue de mon travail d’il y a trois ans sur le même sujet.

En fait, le texte original était beaucoup plus long, car il faisait partie d’une conférence sur la traduction dans le cinéma, et il incluait aussi des exemples pratiques de la technique appliquée au film « L’illusionniste » du réalisateur Neil Burger dans sa version espagnole. Comme vous pouvez imaginer, pour des raisons de breveté, et parce que je n’ai pas l’autorisation pour partager le film ici, je ne peux pas inclure cette partie dans mon post, mais je vais quand même vous présenter le reste, c’est-à-dire un peu d’histoire et la description du processus.

 ***

Mesdames et Messieurs les professeurs, chers collègues, bonsoir à tous. C’est un honneur pour moi d’être ici et de pouvoir participer à ces conférences. Ils m’ont demandé de parler d’un sujet qui est très important dans notre société moderne. Malheureusement,  ce sujet n’est pas trop connu, même s’il n’est pas nouveau du tout. Je vais vous parler de l’audiodescription.

Qu’est-ce que l’audiodescription ?

Je vous donne la définition que nous offre le Ministère du Travail de la République Française :

« L’audiodescription est un procédé qui permet de rendre accessible des films, des spectacles ou des expositions aux personnes non-voyantes ou malvoyantes grâce à un texte en voix-off qui décrit les éléments visuels de l’œuvre. La voix de la description est placée entre les dialogues ou les éléments sonores importants afin de ne pas nuire à l’oeuvre originale ».

 L’histoire

Voyons donc un peu d’histoire avant d’entrer dans le processus de l’audiodescription. Comme j’ai déjà dit, l’audiodescription n’est pas une technique nouvelle, car elle date des années ’70. Tout commence en 1975 aux États-Unis ; Gregory Frazier, professeur de l’Université de San Francisco avait été frappé d’entendre l’épouse de son meilleur ami aveugle lui décrire ce qu’il ne voyait pas, alors qu’ils regardaient la télévision. Il en parla avec le doyen de l’université, August Coppola, qui décida alors de mettre sur pied un programme académique. Le premier film en audiodescription présenté aux aveugles est Tucker, du réalisateur Francis Ford Coppola, frère du doyen August Coppola. C’est de cette façon que l’audiodescription commence à se faire connaître et à arriver aux autres pays. Parallèlement, August Coppola et George Frazier organisent la formation des étudiants étrangers dans l’audiodescription, à ce moment appelée « AudioVision ». En 1989, trois Français arrivent à l’Université de San Francisco pour commencer à étudier. À leur retour en France, August Coppola donne à l’Association Valentin Haüy (AVH) l’exclusivité du projet, et des extraits audiodécrits son présentés au Festival de Cannes. Toujours en 1989, le premier film en audiodescription (Indiana Jones et la dernière croisade de Steven Spielberg) est présenté. La première représentation théâtrale ( Le songe d’une nuit d’été de William Shakespeare) est de l’année suivante et elle est présentée au Théâtre National de Chaillot. Actuellement, l’AVH a un catalogue de plus de 300 films en audiodescription.

Des dates importantes pour l’audiodescription en France sont l’année 2005, quand a été publiée la Loi pour l’égalité des droits, des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, dite « Loi handicap », et l’année 2008, quand a été signée la Charte de l’audiodescription entre les professionnels de l’audiovisuel et les associations représentatives du public aveugle et malvoyant. Enfin, en 2009, des professionnels du secteur se joignent à l’ESIT pour mettre au point la première formation professionnelle et qualifiante d’audiodescripteurs.  [

Pour ce qui est de l’Espagne, c’est justement la ONCE, l’Organisation Nationale des Aveugles Espagnoles, qui s’occupe de l’audiodescription. Après des contacts avec le Théâtre National de Chaillot, la ONCE registra le processus sous le nom de Sistema AUDESC et, en 1993, commença un programme de recherche et développement de l’audiodescription. Elle aussi a environ 300 films en audiodescription en VHS et DVD. Ces films n’étaient pas en commerce, et ils n’étaient accessibles que pour les membres de l’association. Heureusement, maintenant, des DVD avec audiodescription se trouvent dans le marché et ils sont doués d’un système de navigation accessible.

Description du processus

Donc, l’audiodescription permet aux personnes non-voyantes ou malvoyantes d’accéder à un spectacle, car elle peut s’appliquer à cinéma, théâtre, télévision, danse, expositions, et à toute expression artistique comportant des images inaccessibles à un public déficient visuel sans aide extérieure, comme nous dit toujours la page du Ministère.

Le processus de l’audiodescription peut être divisé en 4 phases :

―                la traduction

―                l’enregistrement

―                le mixage

―                le pressage

La première phase, dont je vais m’occuper dans mon discours, est celle de la traduction, car on considère les audiodescripteurs comme les traducteurs d’image. L’audiodescription est un type de traduction intersémiotique, parce que il faut passer du langage visuel à la langue parlée, donc, de l’image aux mots. Elle est aussi une traduction subordonnée, car le texte dépend de l’image et de l’espace qu’on a à disposition.

Même si l’audiodescription n’est pas un texte canonique, car elle manque de cohésion, et elle obtient du sens seulement si on l’accompagne de l’image, elle este un type de narration en pleine règle, car elle se base sur les éléments basiques qui forment une histoire : qui fait quoi, où et quand le fait.

La phase de traduction inclut l’analyse, c’est-à-dire le moment où l’audiodescripteur s’approche au film pour connaître ses composants. Il doit être capable de comprendre la structure de l’œuvre, les intentions de l’auteur et tous les éléments sonores et visuels pour pouvoir hiérarchiser les informations. C’est à lui de décider quels sont les éléments visuels à décrire, de définir le temps disponible pour le faire et les moments où placer les descriptions.

L’audiodescripteur doit être fidèle à l’image et à l’intention du créateur de l’œuvre, car il doit permettre que son publique reçoive les mêmes informations que ceux qui peuvent voir les images. Il doit donc restituer la charge émotionnelle de l’œuvre, sa sensation esthétique et sa signification sans pourtant donner une interprétation personnelle, sans juger et sans dévoiler des informations qui vont apparaître plus tard dans l’oeuvre. En réalité, l’audiodescripteur ne devrait pas résumer des éléments avant ou après qu’ils se produisent, mais plus avant dans ce discours je vous présenterais des exceptions à cette norme, car il n’est pas toujours possible de respecter cette règle en donnant toute l’information nécessaire.

Il ne faut pas oublier que le texte audiodescrit doit recréer le composant visuel de l’œuvre ; l’audiodescripteur doit donc avoir des connaissances cinématographiques, car il doit entendre le pourquoi des actions, des choix du directeurs, des cadrages, des couleurs utilisées, etc., pour pouvoir comprendre ce qui est important et ce qui ne l’est pas, et pouvoir ainsi le décrire. Ainsi, il doit avoir des compétences narratives et une parfaite maîtrise de la langue pour pouvoir recréer les images avec les mots et faire que se crée une image mentale immédiate dans les spectateurs.

Pour le faire, il faut décrire correctement les personnes mais aussi l’environnement. Dans le cas des personnages, l’aspect est très important, c’est-à-dire sa taille, sa constitution, ses cheveux, son visage, son age, etc., ainsi que ses vêtements. Il devra aussi décrire son attitude, les gestes et l’expression. Chaque pays a son style en audiodécrivant : en Allemagne, par exemple, on n’utilise pas de descriptions des sentiments, seulement de l’attitude ; en France c’est presque pareil, et en Espagne aussi, même si avant on tendait à donner plus d’importance aux sentiments. Au Royaume Uni, les descriptions sont très précises, avec beaucoup d’adjectifs et de verbes spécifiques, sans laisser des espaces de silence, tandis qu’en Espagne on préfère laisser des silences pour que le spectateur puisse créer ses images.

Dans la description de l’environnement, on préfère toujours décrire ce qui se meut face aux éléments statiques, et on décrit la décoration, l’illumination et les couleurs. L’emplacement est très important pour que le publique puisse se situer, voila pourquoi les éléments qui décrivent l’emplacement sont soulignés, en les plaçant au principe ou à la fin du fragment décrit.

Pour ce qui est de la morphosyntaxe, nous voyons une absence presque totale des passives et une prédominance des verbes au présent, les rares cas de futur on les trouve quand l’audiodescripteur est obligé à avancer quelque chose que va apparaître ou va passer plus tard. La syntaxe présente des propositions simples, des structures traditionnelles sujet + verbe + complément, et des propositions coordonnées dans la presque totalité.

Cockney Rhyming Slang.

UK-flagHere for you an English/French conversation with Romain. We talked about languages and he taught me about the Cockney Rhyming Slang, a special slang created in East London. Here you can find some information about it if you are interested.

french_flagVoilà une conversation avec Romain en Anglais et Français. On a parlé de langues, et il m’a expliqué ce que c’est le Cockney Rhyming Slang, un slang crée dans les quartiers de l’est de Londres. Ici vous pouvez trouver quelques informations, si ça vous intéresse.

***

Emma: I keep yawning, and that’s never a good sign for me.

Romain: What’s yawning?

E.: (visual explanation)

R.: Oh, one of those useful everyday words you don’t learn at school.

E.: I know

R.: Do you know the word in French?

E.: I should, but I can’t recall it now.

R.: Bâiller.

E.: Bâiller? Ok. You see, I should know it, but I don’t. I need to practice more French, I am forgetting all the vocabulary.

R.: Tu veux parler français ?

E. : Bien sure !

R. : D’accord.

E. : Mais il ne faut pas rigoler, mon accent est vraiment drôle.

R. : Mais non, les accents sont mignons.

E. : C’est vrai ?

R. : Mais oui. Quand j’étais au collège, il y avais une jeune fille qui venait du Mexique, un garçon Allemand, de Düsseldorf je crois, et un de la Nouvelle Zélande. C’était sympa, car on aimait bien leurs accents. En fait, tout le monde voulait parler avec eux.

E. : Bon, pour moi ce n’est pas seulement l’accent le problème ; j’ai étudié Français pendant beaucoup d’années ; en fait, je l’ai étudié pendant toute ma vie, mais je me rends compte de que je suis en train de l’oublier. Voilà pourquoi j’essais de pratiquer avec Alek et Nicolas à chaque fois que j’en ai la chance.

R. : Je sais, le problème est que si on ne pratique pas constamment, il est très facile d’oublier une langue. En plus, le Français a beaucoup de slang. Est-ce que tu le comprend ?

E. : Ça dépend, quand j’étais en France c’était plus simple, même s’il m’a pris du temps.

R. : Je sais, on en utilise beaucoup, et chaque profession a le sien ; des fois, même chaque quartier.

E. : Je sais, la première fois que je suis arrivée à Paris,  je croyais qu’il serait facile, car je l’avais déjà étudié pendant 9 ans, mais ce n’était pas du tout comme ça : je n’arrivais pas à parler, et j’avais du mal à comprendre aussi.

R. : C’est normal. Mais l’anglais aussi a pas mal de slang. Moi, j’ai un coloc qui travail dans un bar, et ils ont des codes pour tout : un pour dire que la fille en face est belle, un pour dire que le mec est un con, s’il ne veut pas payer…

E. : C’est génial, compliqué mais génial !

R. : Oui, et il y en a pour tout, les commandes, les clients, les produits. Par exemple, une bière est une Britney.

E. : Pourquoi ça ?

R. : Parce que c’est Britney Spears, et Spears sonne comme beers.

E. : C’est vrai ? C’est impossible de le comprendre si tu ne sais pas le code.

R. : Exactement, c’est comme le Cockney Rhyming Slang, tu sais ce que c’est ?

E. : Non.

R. : Bon, Cockney est l’accent d’un quartier, et c’est un slang qui utilise les mots qui riment, mais si tu ne connais pas le code par cœur, tu ne peux pas le comprendre.

E. : Ça c’est génial, je ne savais pas ça, merci !

La Befana vien di notte…


Italia       Francia        Spagna

Buon anno a tutti voi, spero che abbiate festeggiato in grande e che vi stiate godendo questi ultimi giorni incastrati tra una festa e l’altra. Per quanto mi riguarda, non sono neppure sicura di aver smesso di festeggiare da tre giorni fa!

Come avevo detto nella presentazione del blog, nei miei post parlerò di tutto ciò che si può collegare alle lingue, e credo che le tradizioni e il folklore dei vari paesi siano un tema da includere tra quelli da trattare. Tante volte è capitato di parlare con persone straniere delle feste natalizie, e di tirare in ballo la Befana. Immancabilmente, la risposta è stata: “Befana?!” È successo anche pochi giorni fa, e ho deciso di dedicare quest’articolo non solo a questa vecchietta che tanto piace a noi italiani, ma anche alle varie tradizioni dei paesi circostanti per il giorno dell’Epifania.

Ovviamente, iniziamo da casa nostra, spiegando chi sia la Befana e cosa faccia. È una vecchietta che prende il nome proprio dalla festa che si celebra il 6 gennaio. Befana è, infatti, una storpiatura della parola Epifania. Questa anziana signora somiglia a una strega, coi vestiti vecchi e logori, il naso adunco e la scopa volante, ma è buona e non fa magie (oltre a volare sulla scopa). La notte tra il 5 e il 6 gennaio, questa tenera nonnina porta dolci e frutta secca ai bambini buoni, e carbone a quelli cattivi. Così era in origine, prima che il consumismo sfrenato trasformasse anche questa tradizione in una nuova occasione per regali enormi e costosi come quelli natalizi, e così è ancora a casa mia!

In ogni città italiana, poi, c’è una diversa usanza per l’Epifania, e potete trovarle tutte su internet. Qua, io voglio solo citare quella di Cagliari, perché è vicina a me, e perché è una tradizione ammirevole (ovviamente, non avviene solo a Cagliari). Chiunque può offrire dei giocattoli ai vigili urbani che, travestiti, appunto, da Befane, li porteranno ai bambini ricoverati negli ospedali cittadini. È la famosa “Befana dei vigili urbani”. Ricordo che, prima, quando ancora non c’era la rotonda, i regali venivano accumulati a formare un’enorme piramide posta al centro dell’incrocio tra via Dante e via Paoli; qualcuno sa se si faccia sempre lì?

Quando iniziai a studiare francese, tra una preghiera e una poesia (preferirei glissare sull’argomento), studiammo anche alcune tradizioni di questo tipo seguite in Francia. Sembra che i vicini d’oltralpe festeggino mangiando la galette des Rois, così chiamata in onore ai Re Magi. Io sapevo che, in questo dolce, si nascondeva un anello, ma internet parla di una statuina di un re (cosa che mi sembra più sensata), mentre originariamente, ciò che veniva nascosto era semplicemente una fava. In ogni caso, chi trova la sorpresa nella propria fetta viene eletto re o regina della festa, e deve offrire un’altra galette. Così è come mi avevano spiegato la tradizione, ma sarei grata agli amici francesi se volessero correggere eventuali errori o spiegare più approfonditamente qualche particolare.

In Spagna, la tradizione è un po’ diversa. L’Epifania è una festa importante, e i regali più grossi li portano proprio i Re Magi, mentre Babbo Natale porta solo dolci e piccoli doni (ma, anche in questo caso, il consumismo sta cambiando le abitudini). Inoltre, nelle varie città, ci sono le tradizionali sfilate, le Cabalgatas de los Reyes Magos, in cui i carri portano i Magi in giro per le strade a distribuire caramelle a tutti. Ricordo ancora con nostalgia quelle alla ciliegia, buonissime, che lanciarono a Girona! Un’altra usanza spagnola è quella del Roscón de Reyes, un dolce soffice, a forma di ciambellone (un roscón, appunto), decorato con frutta candita, ma di cui, ormai, esistono tantissime varianti, farcite e non. Anche questi dolci, come quelli francesi, sono ispirati a quelli delle feste dell’impero romano.

Non so se siate stati bravi o no, ma non vi porterò carbone; il mio regalo della Befana per voi è, oltre a questo post, la filastrocca dedicata alla dolce vecchietta:

“La Befana vien di notte

Con le scarpe tutte rotte

  Col cappello alla romana

Viva, Viva La Befana!”

Questa è la versione che ho imparato da mia mamma, ma ce ne sono varie, che sostituiscono il cappello con il vestito alla romana, con le toppe alla sottana, ecc. Buona Befana a tutti!